Tu vis une situation qui t'affecte qui te touche, et te voilà à négocier, à refuser, ou même être en colère face à cette situation douloureuse ?
Ca te dit quelque chose ? C'est la fameuse courbe du deuil.
Et dis toi qu'elle t'affecte encore plus actuellement.
On lit de plus en plus cette perte de sens, cette perte de repère avec des models qui génèrent tout à notre place.
On commence par croire que c'est impossible, "jamais l'ia nous remplacera", ou bien que "imagine la dette technique qu'il va y avoir à corriger". Comme si la dette technique avait attendu l'ia pour arriver (regarde le nombre de projet que tu n'oses plus toucher, qui sont immaintenables, qui sont reboot de zéro à cause de cette fameuse dette technique).
Le deni.
La colère va t'envahir (bien souvent quand tu ne sais pas exprimer ce qui se cache derrière : la peur). Tu vas en vouloir à ce patron ou cette manager qui impose l'ia partout, à Crosoft qui met du Copilot partout, à ...
La peur.
Peur quand tu vas comprendre, petit à petit que si ... les models sont capables, quand tu les configurent bien, surtout en 2026 (chez DevToBeCurious on forme à Claude code, Cursor ou bien Copilot, et on le démontre bien en formation, c'est bluffant, et en même temps flippant ... ah tiens la peur qui revient encore).
Alors tu vas chercher à trouver des failles dans cette ia : "de toute façon, elle hallucine", ou bien "imagine la dette technique" (de nouveau). Tu vas chercher à argumenter que toi, senior, medium, on ne te remplacera pas, foi de ... toi.
La négociation.
Et puis, tu vas voir que tu perds ce plaisir qu'était le code, que la galère d'écrire du code te rendait un peu unique. Tu as aussi les devs qui adorent écrire du code comme s'ils étaient des artistes : les artisans du code. Ils en faisaient même un cheval de bataille pour fustiger les devs qui étaient si mauvais selon eux. (on en connait quelques uns sur linked in).
Avec les models devenus très performants, avec des agents, des skills, tu découvres alors que ton code est de très bonne qualité en fait, trop bonne même ?
Alors tu commences à sombrer.
Tu sens un perte de sens. Une perte de repère.
A quoi bon continuer notre métier si l'ia va nous remplacer. Que va-t-on faire de notre métier ? Les juniors vont être inexistants, que sera le futur dans 2, 5 ou même 10 ans si on ne codent plus ?
Des questions sur l'existence, sur l'être, sur l'identité même de chaque dev.
La dépression.
Puis tu découvres, petit à petit, que c'est quand même chouette de passer son temps dans l'architecture, dans l'analyse des besoins.
Tu commences à ressentir un plaisir à ne plus avoir à galérer des jours entiers sur un bug qu'un model trouve en quelques secondes (pas tous quand même).
Et tu ressens un début de plaisir à trouver des bons skills, à créer des agents performants.
Tu commences à te dire que notre métier n'est peut-être pas sur sa fin.
L'acceptation.
Et là, tu vois que tu repenses ton métier différemment. Tu cherches la qualité encore plus, même dans l'utilisation des models, des agents (coucou la communauté Clean Clauders).
Tu sens un début d'énergie arriver en te disant que c'est quand même chouette de délivrer mieux, de construire vraiment, de pouvoir discuter avec les POs, avec tes collègues sur d'autres sujets que le code (et les ouin ouin du port adapter mal placé, je taquine, quoique)
Tu te sens pousser de nouvelles ailes et tu vois qu'une nouvelle diretion t'appelle.
Oh tu prends toujours plaisir à coder, pour le fun, ou bien par utilité quand l'ia ne fonctionne pas toujours comme il faut (ça arrive encore).
Et tu découvre un partenariat qui arrive, une collaboration.
La découverte de sens.
Enfin, te voilà porteur-porteuse d'une envie de revoir tous tes projets avec l'ia, tu vois tellement de possibilités, d'ouverture.
Les points de frictions initiaux à la création de super projets sont diminués drastiquement.
Et là, tu vois toute l'étendu des possibilités, avec ton XP et tout ce que peuvent faire les models.
L'engagement.
Ces étapes sont normales.
Chaque dev, chaque lead tech, chaque cto, chaque po, ... va les vivre.
Et chacun, chacune, à son rythme.
Dans une politique de changement, il est important, essentiel même, selon moi, de bien accueillir ce deuil immense que l'on vit.
Avec le biais de linked in beaucoup croit que tout le monde a déjà accepté.
Ce n'est pas vrai !
J'en rencontre toutes les semaines dans les accompagnements, les formations que je fait.
Et on est encore loin, très loin de la complète transformation et de l'engagement des équipes.
Et c'est normal !
Et toi, tu en es où dans les étapes pour vivre avec l'ia, les models ? Ton équipe en est où ?